Verbalisation & Ecoute.
Les violences domestiques, qu’elles soient verbales, physiques ou sexuelles, ce sont celles que l’on subit à la maison, au sein de notre cercle proche de famille ou d’amis … dans ce qui devrait être notre cocon :
Nous savons qu’elles existent ; nous en avons peut-être vécu, vous… moi… leur pourcentage déclaré dans la population suisse est de près de 40% des infractions enregistrées, dont plus de la moitié au sein du couple.
Infractions enregistrées, donc violence déclarée… là réside le problème : qu’en est-il de celle.ux qui ne parviennent pas à libérer la parole voire, à se libérer des violences qu’ils subissent encore ?
Quand la victime se confie
Aborder le sujet des violences subies commence souvent par une verbalisation auprès d’un de nos proches, ami.e.s ou famille, que l’on pense être une personne de confiance. Cela demande du courage, oser dire ce que l’on subit, ce que l’on n’arrive pas à empêcher derrière nos portes et nos fenêtres closes.
Savoir accueillir sans juger
Apprendre pour la première fois de la bouche d’un.e proche ou d’un.e ami.e qu’il subit des violences n’est bien sûr pas facile : c’est accepter que l’on n’a rien vu, ou peut-être pas voulu… C’est apprendre qu’une autre personne que l’on connait est à l’origine de ces violences : non c’est impossible qu’iel fasse cela… iel a l’air bien sous tous aspects…
C’est probablement un choc, cependant, la personne en face de vous, vous fait un appel au secours ; aujourd’hui elle a pris son courage à deux mains pour révéler son secret, annoncer sa souffrance et vous demander une seule chose : être écoutée d’abord, mais surtout être ENTENDUE, sans jugement ni remise en question de la véracité des faits ou de la justesse de son comportement vis-à-vis de cela jusqu’à présent ; iel a fait ce qu’iel pouvait.
En tant que proche, nous ne pouvons nier que ce qui vient de vous être révélé vous ébranlera, mais celle.eux qui vous ont fait confiance n’en sont pas responsable, et le fardeau qu’ils portent depuis tout ce temps est bien plus dur que le choc que vous venez de recevoir. C’est iel la VICTIME.
Ce qui sera dit à ce moment-là sera gravé à jamais. et la victime les portera en elle, comme une nouvelle violence verbale, comme le rapporte artistiquement dans sa vidéo « Transparence » la danseuse Mélinda Perles :
« TRANSPARENCE » De Melinda Perles (2026)
Ce que la victime attend finalement de nous c’est d’être là, d’entendre ses propos, ne pas la remettre en doute ; pour la suite, c’est la victime qui choisira ce qu’elle fera – ou pas – avec ou sans votre aide, mais au moins, iel saura que vous être là, en allié.e et soutien, non jugeant.
En cas de violences, vous pouvez contacter le 027/607 31 00 ou le 142,
L’unité de médecine des violences est également présente pour vous au 027/603 63 70,
En cas de danger imminent, appelez immédiatement le 117.
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